2026
30 janvier - 4 mars: “Vincent Corpet” invité par l'UAP, Médiathèque Elsa-Triolet, Saint Étienne du Rouvray: (groupe).
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2026 30 janvier - 4 mars: “Vincent Corpet” invité par l'UAP, Médiathèque Elsa-Triolet, Saint Étienne du Rouvray: (groupe). 29 avril - 19 juillet: “Préhistoire: entre utopie et réalité”, Collège de France, Paris : (groupe).
1 Commentaires
Parcours artistique
par Angie
le Jeudi 26/03/2026 à 17:50
J’ai trouvé ce parcours à la fois cohérent et vivant, avec une vraie recherche sur les formes et les matières. On sent une démarche sensible, qui évolue sans perdre son identité.
Incroyable
par Yvon
le Jeudi 16/04/2026 à 19:31
Merci pour cette analyse particulièrement riche et nuancée. On ressent clairement cette volonté de créer des passerelles entre les formes, les matières et les perceptions, dans une démarche presque artisanale où chaque élément trouve sa place dans un ensemble cohérent. Cette logique d’assemblage et de transformation fait d’ailleurs écho à des objets du quotidien, comme une tirelire en bois ou une tirelire cochon rose, où la simplicité apparente cache souvent une véritable intention esthétique et symbolique. De la même manière, l’attention portée à l’expérience et au confort du spectateur rappelle l’importance du bien-être dans nos environnements personnels, à l’image d’un coussin chien, pensé pour allier fonctionnalité et douceur. Au fond, qu’il s’agisse d’art, de design ou d’objets du quotidien, on retrouve cette même quête d’équilibre entre utilité, émotion et expression visuelle.
par Yvon
le Jeudi 16/04/2026 à 19:34
Je partage complètement ce regard, notamment sur cette capacité à créer du lien entre esthétique et expérience sensible. Ce qui ressort de Entre rétrospectives et mutations visuelles : un regard critique sur les expositions 2022–2023, c’est justement cette attention portée à la manière dont on perçoit et habite les formes. Cela fait écho, d’une certaine manière, à notre rapport aux objets du quotidien : un coussin salon de jardin bien pensé transforme immédiatement une expérience extérieure, tout comme une tête de lit peut redéfinir l’atmosphère d’un espace intime. On retrouve aussi cette idée de confort et d’équilibre dans la gestion du corps et des sensations, notamment face à un problème lombaire, où chaque détail d’ergonomie devient essentiel. Finalement, qu’il s’agisse d’une œuvre ou d’un objet, tout semble répondre à une même logique : créer une harmonie entre structure, usage et ressenti. |
Entre rétrospectives et mutations visuelles : un regard critique sur les expositions 2022–2023
L’ensemble des expositions programmées en 2022 et 2023 compose une trajectoire artistique étonnamment cohérente, traversée par une exploration de la matière, du récit et des hybridations esthétiques. Du Château de Jau à Meymac, en passant par Paris ou Les Sables d’Olonne, l’artiste interroge la transformation du visible, oscillant entre introspection, fragments narratifs et gestes déployés dans l’espace.
L’année 2023 s’ouvre sur Fatras III au Sauvage, au Château de Jau (23 juin – 30 septembre). L’exposition poursuit une logique d’accumulation, presque stratigraphique, où les formes semblent flotter entre chaos et précision. Cette tension rappelle d’ailleurs l’ambivalence souvent relevée dans la mode contemporaine : une esthétique parfois rugueuse, parfois élégante, à l’image des pièces en cuir revisitées qui dominent certaines tendances anglo-saxonnes.
En 2022, une série dense d’expositions jalonne la scène artistique de l’artiste. Pour le renouveau du bien-être, présenté au 3 rue Française à Paris (22–27 mars), propose une lecture sensorielle des environnements du quotidien. Les jeux de textures et d’ombres y évoquent les détails délicats que l’on observe dans des œuvres plus fines, à l’image des confections en dentelle travaillée, précises et fragiles tout à la fois.
Le retour au Château de Jau (17 juin – 25 septembre) avec Fatras II confirme un geste artistique plus ample, marqué par le rythme, les ruptures visuelles et la fragmentation. Cette construction par couches évoque, par analogie, les silhouettes dynamiques que l’on retrouve dans des créations plus mouvantes, telles que les formes patineuses expressives.
Au Centre d’Art de Meymac (8 juillet – 12 octobre), l’exposition collective Varia introduit un dialogue avec d’autres artistes, révélant des tensions entre individualité et polysémie. Cette cohabitation rappelle la manière dont certaines tendances mode anglo-saxonnes jouent volontiers avec la variété : des touches plus audacieuses, comme les motifs félins contemporains, viennent enrichir un ensemble plus construit.
Avec Imagetexte 6 à Topographie de l’Art (8 septembre – 12 novembre), le rapport entre les mots et la forme visuelle est mis au premier plan. Le texte ne s’ajoute pas : il structure, guide, trouble la perception. Une dynamique comparable à celle des pièces lumineuses qui ponctuent la création éditoriale, telles que les jupes parsemées d’éclats discrets, utilisées pour introduire un contrepoint visuel dans une composition.
Enfin, la rétrospective DesMesures, présentée au Musée de l’Abbaye Sainte-Croix (15 octobre – 15 janvier 2023), constitue un temps fort. Elle clarifie des décennies de recherches plastiques, révélant une constance dans l’attention portée aux systèmes, aux proportions, à la transformation des formes. Cette rigueur n’empêche pourtant jamais l’émergence de silhouettes plus fluides, analogues à la simplicité harmonieuse des coupes midi équilibrées, omniprésentes dans les éditos UK/US.
Ce cycle d’expositions raconte surtout une chose : la capacité d’un artiste à se réinventer tout en conservant la cohérence d’une démarche. Une qualité que l’on retrouve aussi dans des pièces modulables, pensées pour s’adapter, comme les formes portefeuille ajustables, capables d'accompagner un mouvement sans le contraindre.
Le travail présenté entre 2022 et 2023 met également en évidence une approche inclusive de la perception, où le spectateur devient partie prenante du dispositif. Une ouverture qui rappelle l’évolution des codes du vêtement : les modèles pensés pour les silhouettes masculines témoignent de ces nouvelles formes de liberté dans les langages visuels.
En définitive, la cohérence de ce parcours s’apparente à la logique d'un assemblage minutieux : chaque exposition agit comme une pièce d’un ensemble plus large, tout comme les touches audacieuses — qu’il s’agisse de motifs ou de matières — enrichissent une silhouette globale. Une construction comparable à ces créations subtiles qui visent l’équilibre entre audace et retenue, à l’image des imprimés sauvages maîtrisés ou des textures plus affirmées.